ASSEMBLEE GENERALE


BILAN Assemblée générale 2018





REDACTION DU RAPPORT MORAL 2016

Pour la 1ère fois, le Conseil d'Administration a décidé de rédiger collectivement le rapport moral 2016. Cela dénote l'état d'esprit du Conseil d'Administration de notre Réseau.

La notion de Réseau a pris tout son sens en 2016. Les difficultés de trésorerie ont incité le Conseil d'Administration à faire appel à la solidarité des adhérents par le paiement anticipé de leurs cotisations. Votre réactivité et vos soutiens ont permis au Réseau de dépasser cette période compliquée, malgré tout non définitivement réglée. Les échanges entre Directeurs, mais aussi la présentation de l'outil collaboratif qui vous a été faite vont dans ce sens : inciter à l'échange, à la mutualisation et à la coopération entre nous tous.

  • Face à la baisse des financements publics, il est plus qu'indispensable de maintenir cette forme de solidarité. Le développement des structurations régionales favorisent localement cet esprit, et apportent une richesse dans le Conseil d'Administration, via la création d'un collège spécifique que nous avions acté lors de la dernière AGO.

Plusieurs commissions ont été mises en œuvre sur des sujets de fond, le Conseil d'Administration s'implique avec ses moyens et ses disponibilités, mais aussi ses propres limites. Il faut également souligner que l'entente et l'écoute entre les membres de la gouvernance dénotent une réelle volonté d'avancer au bénéfice de l'intérêt général, dans un esprit de confiance et de respect mutuel.

Enfin, malgré les difficultés de trésorerie qui impactent ponctuellement le moral des troupes, l'année 2016 a permis de conforter la reconnaissance du Réseau auprès de ses partenaires. Cela se traduit de façon réductrice par la mise en œuvre de partenariats (Recyclivre par exemple, Ecomobilier, Valdélia, le Fond Social Européen) mais aussi des échanges constructifs avec le Ministère de l’Écologie, et l'ADEME.

Au-delà des efforts engagés par le Conseil d'Administration, ce sont les salariés du Réseau que nous devons remercier. Nathalie MAYOUX en première ligne bien entendu, mais c'est réellement toute l'équipe salariée qui s'investit du mieux que possible pour accomplir leurs missions, et parfois dans un contexte délicat. Cet engagement a lui aussi ses propres limites en terme de déplacements et de dépassements d'horaires. Une des raisons pour laquelle le Conseil d'Administration applique depuis le début de l'année l'annualisation du temps de travail des salariés, pour une meilleure régulation.

Le modèle économique actuel du Réseau repose principalement sur un financement ADEME, les cotisations et une offre de prestations (essentiellement des études de faisabilité, DLA et des formations). La mise en œuvre de ces activités de production impactent forcément leurs disponibilités pour répondre aux attentes des adhérents, mais aussi pour alimenter des débats de fonds de lobbying, nécessitant une expertise pointue. Comment poursuivre le désendettement du Réseau, tout en prenant le temps de faire du lobbying, et de répondre aux besoins des adhérents ? Les salariés ne peuvent difficilement faire plus qu'ils ne font aujourd'hui, la vigilance du Conseil d'Administration est de rigueur sur ce point.

  • Il est aujourd'hui vital que le Réseau prenne des orientations pour redéfinir son modèle économique, sans perdre de vue ses principes fondamentaux, ce pour quoi il existe.
Le travail de Nathalie, l'expérience apportée par certaines Régions permettent de faire des propositions concrètes à notre partenaire historique qu'est l'ADEME. Maintenir ce partenariat est chose essentielle aujourd'hui. Pas uniquement pour des questions d'ordre financier, mais aussi pour appuyer et consolider notre Réseau en tant qu'expert du réemploi et de la réutilisation. Travailler en partenariat avec l'ADEME, c'est aussi et surtout nous permettre de développer des actions ayant comme finalité le déploiement et la consolidation de notre coeur de métier, et de favoriser la politique nationale de prévention des déchets.

Les temps à venir s'annoncent difficiles. Le réemploi et la réutilisation, comme solution technique à la réduction des déchets, ne sont aujourd'hui toujours pas financées comme une filière professionnelle technique à part entière, comme peuvent l'être les filières du recyclage. A cela s'ajoutent notre glissement vers le champ concurrentiel et l'arrivée de structures lucratives, très éloignées de nos valeurs et de nos préoccupations autres qu'environnementale que sont l'emploi et la solidarité. Une réflexion nationale, alimentée par les travaux du REFER, a pour objectif de construire un argumentaire afin d'avancer sur ce sujet. Cela peut paraître utopiste pour certains, mais il est aujourd'hui indispensable de défendre notre filière, sans perdre notre engagementi et nos valeurs issues de l'Economie Sociale et Solidaire. Cela explique aussi pourquoi notre modèle économique doit évoluer, pour que notre Secrétaire Générale puisse dégager du temps et utiliser son énergie à alimenter ces débats... qui nous concernent tous à court terme.

Ne pas se remettre en question est un piège dans lequel nous pouvons tomber, et vous aussi dans vos propres structures. La Conseil d'Administration a amorcé cette prise de recul, et une analyse de fond. Il est nécessaire de poursuivre ces efforts, pour progresser dans notre intérêt à tous.